Le tour de France des supporters de Ligue 2 avec Julien de @Nungesphere

Le tour de France des supporters de Ligue 2 avec Julien de @Nungesphere

C’est le dixième épisode de notre tour de France de supporters des clubs de Ligue 2, pour le match opposant Grenoble à Valenciennes, ce vendredi 4 octobre. C’est Julien du compte twitter @Nungesphere, qui nous a accordé de son temps cette semaine.

Question habituelle pour commencer, comment et quand êtes-vous devenus supporters du VAFC ?

“Pour la faire court, nous sommes plusieurs à nous occuper du compte de la Nungesphère. Nous avons entre 20 et 25 ans. Donc la réponse va être assez simple : le VAFC est arrivé dans nos vies au moment de la remontée du club en Ligue 1 en 2006. Un moment historique pour VA, qui sortait de treize années de purgatoire avec le dépôt de bilan puis les saisons en CFA dans les années 90. Ce qui fait d’ailleurs un point commun avec le GF38. On a donc vibré jusqu’en 2014 et la relégation en Ligue 2. Le club a de nouveau failli retomber très bas. Et depuis on souffre… Mais nous sommes toujours là !”

En ce qui concerne le compte twitter @Nungesphère, depuis quand et pourquoi a-t-il été créé ?

“Dans la continuité de cette relégation en Ligue 2, justement. Le VAFC a eu énormément de mal à digérer sa descente. Pour preuve, nous n’avons encore jamais terminé dans la première moitié de tableau de Domino’s Ligue 2. On ne va pas se le cacher, ce n’est pas toujours facile à vivre. Du coup, on a décidé d’en rire. Un peu à l’image de ce qui se fait très bien pour d’autres clubs. Au départ, le compte s’appelait le « Kop Streaming ». À l’époque, nous n’étions que de tous jeunes supporters, qui n’avaient pas le permis et qui ne pouvaient donc pas se rendre au stade. Du coup, on se rassemblait sur Twitter en regardant les matchs en streaming (illégal, mais ça faut pas le dire). Depuis, on a changé de nom. Avec l’envie de proposer du contenu plus mature (parfois).”

A propos de la saison passée, comment la résumerais-tu ?

“Si on excepte le derby au Hainaut contre Lens remporté de main de maître, avec une célébration de Roudet torse poil déjà rentrée dans la légende, le bilan est triste au possible. La saison a été très éprouvante. On finit treizième dans l’anonymat le plus total pour la deuxième année consécutive. Un rang assez indigne par rapport à l’historique de VA. On finit troisième meilleure attaque mais pire défense. On a pris notre pied par moments (comme à Brest où on claque cinq buts) mais on savait qu’on allait vite retomber sur terre à chaque fois. Il y a eu des matchs scandaleux, à l’image de la défaite 5-6 à la maison contre Béziers alors que l’on menait 5-3 à un quart d’heure de la fin. Un vrai sketch. On ne s’est pas trop ennuyé mais on n’a pas vraiment vibré. On n’oublie pas l’histoire de la vente avortée du club, qui nous a fait passer de l’espoir d’un renouveau à la tristesse d’un retour à notre piteux quotidien. Bref, une saison à presque intégralement oublier. Et une saison en réalité déjà presque oubliée, puisqu’on est reparti sur de nouvelles bases.”

Et concernant le début de saison plutôt positif, qu’en penses-tu ?

“Tout d’abord, merci Guégan. Il inspire la confiance et insuffle le goût de l’effort à son groupe. L’espoir renaît un peu au club. Ça faisait longtemps. On lui doit aussi en majeure partie le très bon recrutement estival, malgré des moyens faméliques. Guégan en lui-même semble avoir un projet pour notre club. Et semble vouloir s’inscrire sur le long terme si ça se passe bien. Ce qui n’est pas la philosophie de tous les entraîneurs, loin de là. Maintenant, le plus dur reste à faire. On a eu une réussite maximale dans les deux surfaces au mois d’août, on ne va pas se le cacher. C’est un peu moins le cas depuis septembre. On est désormais attendus par nos adversaires. Et surtout, nous arrivons à la période de l’année où notre équipe a souvent perdu le fil ces dernières saisons. On compte sur Guégan et ses hommes pour bousculer nos tristes habitudes. Mais on est confiants pour une fois.”

Un mot sur le mercato du coup avec quelques départs importants (Mauricio, Robail…) mais donc quelques belles trouvailles ?

“Les départs de Mauricio et Robail étaient prévisibles. Mais le fait qu’ils choisissent Lens a fait très mal à notre amour-propre. La signature de Raspentino à Grenoble était plus surprenante et nous laissait penser que la saison allait être très difficile. Puis évidemment, la retraite de Roudet a été un autre crève-cœur. Mais on a su réaliser quelques bons coups, Spano est déjà le patron de notre défense. Chergui est moins régulier mais il est capable de faire de bonnes choses. Le retour de Chevalier aussi, formé à VA et valeur sûre du championnat belge, nous a rassurés. Brassier, partenaire en charnière centrale de Spano, est bluffant pour sa première saison en pro. Mais bon, il est prêté sans option d’achat par Rennes, tout comme Guillaume par Angers. Ils ne seront plus là l’an prochain, faute d’ambition à la direction. Mais pour l’instant, on profite.”

Que connais-tu de votre adversaire du week-end, le GF38 ?

“Le GF38 fait partie de ces clubs qui tentent de rendre la Ligue 2 attractive. De par son public, son histoire et ses infrastructures. On a encore en mémoire notre match de la saison dernière au stade des Alpes. La défaite (4-2) avait été un mauvais moment, le score aurait pu être encore plus lourd sans une grande prestation de notre Damien Perquis adoré dans les buts. Cette saison paraît plus difficile que la précédente pour les Grenoblois, mais tout peut aller très vite en faisant une série. Peut-être que Raspentino va finir par planter… On ne se fait pas de souci pour votre maintien. Pour la montée, ça va être évidemment difficile. Vous semblez vous diriger vers une saison tranquille. Un peu comme nous. Encore un point commun entre VA et Grenoble.”

Un joueur Valenciennois à surveiller pour le GF38 lors du match ?

“Plusieurs joueurs à surveiller, comme Chevalier, qui a de belles stats à domicile. Mais s’il fallait en choisir un, ce serait Sessi d’Almeida, notre milieu de terrain béninois. Il forme un duo de très grande qualité avec Julien Masson, qui a failli signer en Ligue 1 cet été. Sessi a joué la CAN, vient de quatrième division anglaise. C’est un vrai guerrier sur le terrain. Son activité incessante fait qu’il est d’ores et déjà indispensable. Il est de ceux qui nous font dire que notre équipe est bien plus imposante sur le plan physique que les précédentes saisons. Quand il est moins bien, comme à Ajaccio la semaine dernière, ça se ressent immédiatement. Vous avez donc tout intérêt à le museler. On espère que ce ne sera pas le cas !”

Enfin, le petit pronostic ?

“Victoire de Valenciennes à l’arraché, 2-1. On en a besoin après une défaite sur une pelouse d’Ajaccio complètement détériorée, mais aussi un nul à la maison contre Niort malgré la double supériorité numérique. Notre équipe doit récupérer les points perdus pour rester au contact du top 5!”

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