GF38 : coaching payant

GF38 : coaching payant

La victoire de Grenoble à Valenciennes est aussi celle du staff qui a fait des choix forts qui se sont avérés payants. Jusqu’à présent, Philippe Hinschberger sait gérer les egos et son potentiel offensif. Et le GF38 en profite pour grimper au classement.

Philippe Hinschberger après la victoire à Niort : « Il y a une dynamique de gens qui me semble difficile de briser ». Sous-entendu : c’est compliqué de changer une équipe qui gagne, notamment en terme de messages à ceux qui sont allés chercher les trois points d’un succès.

Philippe Hinschberger après la victoire à Caen : on change les trois-quarts de l’animation offensive !

C’est ce qu’on appelle un grand écart en matière de discours et d’application de celui-ci.
Ne pensez pas pour autant que l’entraîneur grenoblois ne sait pas où il va et que ses choix sont le reflet d’éventuelles incertitudes.

On peut en effet déjà y voir une certaine malice : l’ancien du FC Metz aime bien brouiller les cartes depuis quelques semaines. Le club ne communique par exemple plus sur les raisons des choix du groupe (« blessés », « à disposition de la réserve ») et le technicien ne laisse plus transparaître grand chose de son 11 de départ lors des conférences d’avant-match.
L’homme Hinschberger semble ensuite profondément empathique. On sent que la gestion humaine, qu’il doit nécessairement prendre en compte, est un critère qui lui tient réellement à cœur. Et pour le moment il parvient à garder concerné tout le monde, ce qui n’est pas un mince exploit, notamment devant, vu la densité de l’effectif. On en reparlera dans quelques mois, quand les présences sur le banc et les descentes en réserve seront de moins en moins facile à accepter, mais pour le moment les ego restent de côté et la concurrence semble très saine au sein de ce GF38. Effet secondaire : la réserve du GF, en tête de son championnat, en profite : ce week-end c’est Yohan Brun qui a marqué le seul but du choc face à Bourg-Péronnas.

L’entraîneur (et son staff) est enfin un fin tacticien. Avec les choix qui en découlent. Il sait qu’il peut s’appuyer sur des profils différents : Elogo n’est définitivement pas le même genre de joueur qu’Ondaan par exemple. Et il en joue selon l’adversaire et la configuration du match.

Face au 343 de Valenciennes, il a ainsi changé 3 des 4 éléments offensifs qui avaient pris part au succès face à Caen quelques jours plus tôt.
Des choix forts : première titularisation de la saison pour Jessy Benet (cas un peu particulier de retour de longue blessure), première titularisation depuis Chambly, le 9 août, pour Arsène Elogo en Ligue 2 et première titularisation depuis Le Havre, le 23 août, pour Willy Semedo. Ces deux derniers étaient même allés jouer avec la réserve le 21 septembre. Sans aller jusqu’à dire qu’ils sont sortis du placard – ils ont tous eu du temps de jeu en sorti de banc en L2 – ce fut malgré tout une vraie surprise de les voir titulaires dans le Nord face au VAFC.

Des choix payants : Un but et une passe décisive pour Willy Semedo, qui a su faire la différence presque à lui tout seul vendredi, un but et une prestation d’ensemble très convaincante pour Jessy Benet et un gros match pour Arsène Elogo, le meilleur de sa saison. Nous avions d’ailleurs choisi de pré-sélectionner ces trois joueurs pour notre « Grenoblois du Match ».

Des prestations qui vont aggraver « les maux de tête » de Philippe Hinschberger. Comme nous le disions, la gestion des attaquants va être une problématique à long terme. En tout cas on l’espère ! A part Raspentino, qui sera aussi à relancer – et on reste persuadé qu’il peut devenir un atout de cette équipe – tous « méritent », si on peut employer ce terme, leur place dans l’équipe aujourd’hui. Et il n’y aurait aucun scandale à voir débuter lors de la réception d’Orléans, Ondaan, Michel, Tinhan et autre Brun qui ont tous démontré au cours des dernières semaines qu’ils étaient au niveau. Seule certitude : Elogo, suspendu, ne sera pas de la partie. Pour le reste des choix devront être faits. Et on peut faire confiance au staff alpin pour continuer à faire les bons.

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