Daphné Corboz, au nom du père

Daphné Corboz, au nom du père

Le nom de «Corboz» ne parle probablement pas à beaucoup de suiveurs du GF38 de ces dernières années. Michel Corboz a pourtant évolué pendant trois saisons au Norcap Olympique Grenoble avant la fusion de 1997. C’était en troisième division. Depuis, il s’est exilé aux États-Unis et a transmis sa passion à ses trois enfants, dont Daphné, âgée de 24 ans, qui évolue aujourd’hui à Fleury en 1e division.




L’accent est prononcé mais son français parfait. Arrivée en octobre dernier au FC Fleury 91 où elle est prêtée par le club des Skyblue du New Jersey, Daphné Corboz s’est largement imprégnée de ses origines françaises. Née aux États-Unis où elle a grandi avec son frère et sa soeur, la footballeuse a commencé le foot à l’âge de 7 ans : « Le foot féminin était vraiment développé aux USA, toutes les filles jouaient au foot. J’ai vite intégré un des meilleurs clubs là-bas ». Au cours de ses études, Daphné Corboz joue également avec l’équipe de son université comme il est coutume de le faire aux États-Unis. Elle est également appelée à plusieurs reprises chez les équipes de jeunes américaines où elle fait ses armes.

Pourtant, l’étranger l’attire et malgré les menaces de la fédération qui n’apprécie pas que ses joueuses évoluent ailleurs que dans le championnat américain, elle part pour Manchester City où elle joue pendant une saison et demie. Elle revient cependant dans le New Jersey, aux Skyblue, club qu’elle supportait plus jeune. « Le championnat américain ne dure que 7 mois. La trêve est trop longue à mon goût donc je voulais vraiment essayer de jouer pour un club qui voulait bien de moi pendant cette période. Le championnat français m’intéressait vraiment pour ses bases techniques et c’était quelque chose que je voulais faire absolument avant la fin de ma carrière…» Quand le club de Fleury s’est positionné, Daphné Corboz n’a pas hésité malgré le statut du club, engagé dans la lutte pour le maintien.

En octobre, le FCF91 n’avait pas remporté un seul match. Depuis, le club est remonté à la 9e place et reste au-dessus de la zone de relégation et la franco-américaine savoure son plaisir d’évoluer dans ce championnat : « Les françaises sont vraiment supérieures techniquement. La ligue américaine s’appuie davantage sur les qualités athlétiques, le jeu est fait de transitions et d’intensité. J’adore le championnat français. J’aimerais bien rester ici plus longtemps. M’intégrer dans un championnat qui apprécie les qualités que je peux avoir et être entourée par des joueuses qui voient le jeu comme moi, c’est assez intéressant ».

Ses performances remarquées l’ont amené à être appelée par la sélection B de l’équipe de France. Puis à être pre-sélectionnée avec les A. Et profiter de la blessure de Toletti pour intégrer le groupe de Corinne Diacre : « C’est honneur de pouvoir jouer pour l’EDF : pour moi, les Bleues, ça représente le beau jeu, celui auquel je m’identifie. C’était vraiment inespéré et une vraie fierté. On verra la suite ». La jeune femme ne s’enflamme pas.

Si elle confesse ne pas connaître grand chose de Grenoble où vit sa grand-mère, Daphné Corboz est pourtant bien au point sur l’actualité du club grenoblois : « Avec mon père, on a beaucoup suivi quand Grenoble était monté en première division, avec la construction du stade des alpes… Grenoble ça me tient à coeur. L’équipe féminine est en 2e division, ça attire forcément mon attention. J’aimerais jouer contre elle pour voir de la famille mais sinon je n’y pense pas ».

Le GF38 pourrait en revanche se pencher sur son profil en cas de montée en D1 même si la joueuse n’est que prêtée par son club américain. Et si la direction iséroise voulait une autre piste : pourquoi pas regarder toujours du côté de la famille Corboz où la petite soeur qui joue à niveau universitaire désire également rallier le championnat français. Et la section masculine pourrait ne pas être en reste : après être passé par les New-York Red Bulls et Duisbourg en D2 allemande, le frère, Maël Corboz, évolue aujourd’hui en quatrième division en Allemagne.

Ce serait un joli clin d’œil à l’histoire du club grenoblois que de retrouver un jour un Corboz dans ses rangs.

  1. […] vous présentions il y a quelques semaines la Franco-Américaine Daphné Corboz, originaire de Grenoble, dont le père, Michel, a notamment porté les couleurs de Norcap. Elle […]

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