Corentin Tirard : «Je prends ce qu’on me donne et j’essaye de faire du mieux que je peux »

Corentin Tirard : «Je prends ce qu’on me donne et j’essaye de faire du mieux que je peux »

A la veille du huitième tour de la Coupe de France, qui verra Grenoble se déplacer à Hyères, nous avons rencontré Corentin Tirard. Le milieu de terrain grenoblois, qui profite de toutes les opportunités qui lui sont offertes, nous a parlé de l’importance de la compétition pour le GF38 et de son temps de jeu.




Corentin, tout roule pour le GF38 en ce début de saison, il y a la volonté de ne pas gâcher ça avec une contre-performance qui mettrait un petit peu de doute ?

Tout d’abord, je ne dirais pas de doute, mais c’est vrai que la Coupe c’est toujours quelque chose d’important et on est sur une belle série donc on essaye de surfer là-dessus. Puis, sachant qu’on joue une équipe de niveau inférieur à nous, on se doit de gagner même si on sait que ça va être très compliqué.

Qu’est ce qui est à craindre ?

On va dire la sur motivation de l’adversaire qui joue chez lui, face à une équipe de Ligue 2 qui est dans une bonne dynamique. Ce qui est à craindre, c’est qu’on y aille un peu trop facile donc on va au maximum éviter cela.

Comment on fait pour éviter de ne pas avoir la tête à ce match-là ?

On reste sérieux à l’entraînement, on fait comme si c’est une semaine de championnat. Et la Coupe c’est vraiment compliqué, il va falloir y aller avec de l’envie.

Vous commencez à vous prendre à rêver d’un beau parcours en Coupe de France ?

Oui comme on l’a vu l’année dernière avec une belle fête au Stade des Alpes malgré la défaite contre Strasbourg. Ça fait toujours rêver quand on regarde la L1 le week-end. Mais on en est encore loin, il y a le match de samedi où on va tout faire pour gagner.

C’est aussi l’occasion pour certains d’avoir plus de temps de jeu ?

On sait que les coachs font souvent tourner, comme on l’a vu à Beaune. C’est une occasion de se montrer et de prendre du temps de jeu, ce qui est bénéfique pour tous les joueurs.

Tu as eu une saison dernière compliquée marquée, par une grosse blessure. Avec l’arrivée d’un nouveau coach tu as plus eu l’occasion de te montrer, est-ce que tu es satisfait de ton début de saison ?

C’est sûr que l’année dernière ça a été compliqué, avec une arrivée tardive en début de saison dans une équipe qui marchait bien et qui restait sur la dynamique de la montée. Après il y a eu ma blessure en deuxième partie de saison, qui m’a coupé ma saison. Et oui, lorsque j’ai vu l’arrivée du nouveau coach, j’ai essayé de saisir ma chance. Au début, cela a été un peu compliqué puisque l’équipe tournait très bien. Il a fallu patienter et j’ai eu la chance de faire trois entrées en jeu et un match en Coupe. Je ne vais pas dire que ça me satisfait mais c’est toujours mieux que ce que j’avais avant. Je prends ce qu’on me donne et j’essaye de faire du mieux que je peux.

Pour un originaire de la région, qu’est-ce que cela représente de porter le maillot du GF ?

C’est vrai que pour moi c’est une saveur particulière, puisque quand j’étais petit je venais voir des matchs. Ça reste particulier pour moi, mes proches sont souvent présents au stade. Mais il faut essayer de faire abstraction.

Avant de venir à Grenoble, tu étais à l’AS Monaco, est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ?

A Monaco j’ai connu trois belles années, au moment du titre de champion de France. On va dire que ça a été une belle expérience pour moi. Même si j’ai connu surtout la réserve et quelques apparitions dans le groupe. Mais je pense que c’était un pallier trop haut pour moi. Ces années là-bas restent une satisfaction.

Tu as été international U20, comme cela est arrivé ?

Cela s’est fait vite. J’étais en réserve à Monaco et je n’étais même pas au courant, on m’a appris que j’étais sélectionné. C’est toujours une grande fierté de porter le maillot de l’Equipe de France. Ça a été aussi une belle expérience. J’ai côtoyé des joueurs qui maintenant jouent en Ligue des Champions, comme Kimpembe.

Martin Bornet

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