Ces talents formés aux GF38 : coup de projo’ sur les générations 91/92/93

Ces talents formés aux GF38 : coup de projo’ sur les générations 91/92/93

Après une très belle cuvée 89 avec notamment Yoric Ravet, Jonathan Tinhan, Brice Maubleu, Hugo Cianci ou encore Sofiane Feghouli, la génération 91/92/93 de l’académie grenobloise a elle aussi de sacrés atouts. On revient aujourd’hui sur la carrière et la situation actuelle de quelques uns ces talents, formés de mains de maître par des éducateurs dévoués et de qualité.




Par Milos Molle

  • Lucas Pouliquen (91) : Fils d’Yvon ancien coach du club, après avoir quitté le club en 2012, le natif de Saint-Étienne a rejoint l’AC Seyssinet où il jouera cinq saisons. Pour revenir en 2017 là où tout a commencé avec la réserve de Grenoble. Il est également le coach des U15 depuis l’an passé et obtient déjà de très bons résultats.
  • Joseph Mendes (91) : Formé à Grenoble, l’avant centre a écumé les clubs depuis, d’abord Épinal en 2011 puis Le Mans en 2012 avant de s’exiler en Bulgarie au Lokomotiv Plovtiv en 2013. C’est bien en Ligue 2 au Havre où Mendes va s’imposer avec notamment une excellente saison 2015-2016 dans laquelle il inscrit 9 buts et 37 matchs. S’en suit un départ en Championship à Reading et deux années difficiles pour arriver à son retour en France cet été avec sa signature à L’AC Ajaccio.
  • Hamadi Ayari (91) : Il part du GF38 comme beaucoup lors de la descente du club en CFA2 pour le FC Metz. Mais il reviendra très vite une année plus tard et effectuera quatre saisons pleines en CFA, avant de s’engager avec Lyon La Duchère en National où il joue depuis 2016. Il vient de marquer un but « zidanesque » lors de la première journée.
  • Manuel Perez (91) : Il a su au fil des années s’imposer comme un très bon joueur de Ligue 2. En effet après avoir quitté Grenoble en 2013, il s’engage avec le Stade Brestois où il effectuera quatre saisons en tant que titulaire. L’été 2017 il rejoint le Clermont Foot avec qui il produit un très bon début de saison avant malheureusement de se blesser au tendon.
  • Mehdi Bourabia (91) : Le milieu central a mis du temps avant de rebondir, mais le franco-marocain a montré toute l’étendue de son talent en Bulgarie, ce qui lui a valu en 2016 une signature à l’un des plus grands clubs du pays le Levski Sofia. A l’été 2017 ces très grosses saisons lui permettent de découvrir la Süper Lig avec Konyaspor. Le natif de Dijon vient même de rejoindre la Série A grâce à un transfert à Sassuolo aux alentours de 2 millions d’euros, une véritable ascension, étape par étape.
  • Florian Michel (92) : Le milieu défensif est un de ceux qui sont restés au club jusqu’en 2014 où il rejoindra Bourgoin-Jallieu en espérant un peu plus de temps de jeu, club dans lequel il joue encore aujourd’hui en National 3. Bientôt la N2 avec les Ciel et Grenat ?
  • Timothée Dieng (92) : Le grand frère de Nathanaël a lui opté pour un exil anglo-saxon, après avoir rejoint Brest en 2011 en 3ème division, d’abord à Oldham Athletic puis dans le club de Bradford City en 2016. Au jour d’aujourd’hui le défenseur central vient de rejoindre Southend United toujours en Sky Bet League One (3ème div)
  • Saphir Taïder (92) : Sans doute l’un des plus gros « crack » sorti de l’académie du GF38, l’international algérien s’engage en 2011 avec le club italien de Bologne où il s’impose en deux saisons comme un titulaire indiscutable. Ses performances seront d’ailleurs remarqués par le légendaire Inter Milan qui l’achètera pour 7,5 millions d’euros en 2013. Mais il est plus dur pour lui de s’imposer au stade Guiseppe Meazza et il sera plusieurs fois prêté, d’abord à Southampton, Sassuolo puis un retour définitif à Bologne en 2017 pour 4 millions d’euros après une saison en prêt. Il joue aujourd’hui en MLS à l’impact de Montréal, club de Rémi Garde ou encore Rod Fanni.
  • Atila Turan (92) : Arrivé au Sporting Lisbonne après une belle saison en Ligue 2 avec le GF38, Atila Turan a enchaîné les prêts : d’abord à Beira-Mar puis à Orduspor qui ne convaincront pas le Sporting qui le lâche au Stade de Reims en 2013. Après une nouvelle année de prêt, c’est bien en 2014 que le stade Auguste Delaune découvre Atila Turan et sa superbe patte gauche qui aidera le club rémois pendant deux saisons. C’est donc à l’été 2017 que Turan rejoint la première division turque et le club de Kayserispor avec lequel il brille, ce qui lui vaudra même d’être appelé en novembre par le sélectionneur turc.
  • Julien Bègue (93) : Après deux belles saisons en Ligue 2 avec Bourg-Peronnas où il inscrira 14 buts en Ligue 2, la relégation en National du club bressan l’a incité à signer dans le club roumain de l’Astra Giurgiu cet été.
  • Florian Thauvin (93) : Lui aussi de la génération 93, mais sans doute la plus grande pépite passé par le centre de formation grenoblois ces années là ou du moins celui qui a la plus belle carrière. Après avoir rejoint Bastia en 2011 où il réalise un début de carrière très prometteur en remportant le trophée UNFP de meilleur espoir de Ligue 1 en 2013. Cependant un transfert avorté à Lille et un premier passage compliqué à L’OM l’envoie dans le nord de l’Angleterre à Newcastle pour 18 millions d’euros, mais l’aventure anglaise ne se passe pas non plus extraordinairement bien. C’est à son retour du côté du Vélodrome que Thauvin montre toutes les ressources mentales qu’il possède en réussissant non seulement à s’imposer à l’OM mais à devenir un des meilleurs joueurs du championnat de France et un international français. Son incroyable saison 2017-2018 (22 buts et 12 passes décisives) lui permette même d’accéder au graal ultime : une participation puis une victoire en coupe du monde avec l’équipe de France.
  • Ruben Aguilar (93) : Une montée en puissance puis lente mais aujourd’hui à Montpellier (Ligue 1) il explose aux yeux de la France du football. Le latéral droit a d’abord rejoint le centre de formation de l’ASSE après le dépôt de bilan de Grenoble. Il revient en Isère quelques saisons plus tard avant de rejoindre Auxerre (L2), où il passe plusieurs saisons, et donc l’Hérault depuis un an. Le verra-t-on un jour sous le maillot de l’équipe de France ? Il y a beaucoup de concurrence mais s’il continue sa progression…

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