Analyse de la victoire du GF38 face aux Herbiers #TGTBTQ

Analyse de la victoire du GF38 face aux Herbiers #TGTBTQ

Tout ne fut pas beau à voir, mais l’essentiel a été là : en s’imposant face aux Herbiers, le GF38 s’est assuré de disputer a minima le barrage d’accession en Ligue 2. Il reste désormais deux matchs pour aller chercher une montée direct. Mais avant cela, place à notre analyse en trois temps : The Good (ce qu’on a bien aimé), The Bad (ce qu’on a moins aimé), The Queen (notre fait du match).




The Good

Maubleu, sur sa lancée

Un clean sheet, une nouvelle parade déterminante dans les dernières minutes. Le dernier rempart du GF38 a confirmé son état de forme des dernières semaines. Maubleu fait gagner des points et fait gagner des points y compris quand sa défense est plus fébrile. Grenoble a un grand gardien.

Spano Rahou, l’adaptation rapide

On avait déjà eu l’occasion d’apprécier à une reprise l’an passé ses qualités de latéral. Maxime Spano Rahou a confirmé face aux Herbiers qu’il était très à l’aise côté droit. Impeccable défensivement, il a également apporté sur le plan offensif, avec une mobilité et une vitesse presque étonnant pour son gabarit et pour un joueur habitué à avaler moins de kilomètres quand il joue dans l’axe. Et dire que le GF38 s’est passé d’un joueur de cette qualité presque toute la saison… C’est dire la force du groupe !

Sotoca régale

Ses coéquipiers ne lui ont pas permis de gonfler ses stats niveau passes décisives, ce n’est pourtant pas faut de les avoir régalé. On le trouvait (un peu, c’est tout relatif) en perte de vitesse ces dernières semaines, moins tranchant en tout cas – dans un rôle axial où il devait beaucoup décroché et qui lui convenait moins. Sa prestation face aux Herbiers fut aboutie. Toujours le geste juste, toujours le soucis du collectif (trop parfois, on ne lui en aurait pas voulu d’avoir tenté sa chance sur certaines occasions), toujours ses efforts en repli défensif… Le Florian Sotoca qu’on adore voir à l’œuvre.
Tellement d’activité que son club voit double !

Comme quoi…

…Quand on prend sa chance de loin, cela peut payer. Cela fait des semaines que l’on vous rabâche que les Alpins auraient tout à gagner à s’essayer aux frappes lointaines. Il y avait déjà du mieux lors des dernières sorties, là les efforts ont été couronnés de succès avec la magistrale frappe de Benet. On notera d’ailleurs que les trois derniers buts dans le jeu résultent de frappes hors surface.

Option payante ?

Olivier Guégan a changé de système pour cette rencontre, en passant en 4231. On s’est questionné sur où caser cette thématique : réussite ou échec ? On ne peut pas dire que l’animation offensive grenobloise nous ai ébloui vendredi mais on a toutefois décidé d’en parler en « Good ». Déjà le résultat a donné raison à Guégan. Ensuite certains joueurs (Sotoca, Benet) se sont retrouvés à des postes où ils peuvent davantage exprimer leurs qualités. On a aussi vu plus de fluidité, de mouvements et finalement le manque de but a plus résulté des maladresses (on y vient) que des intentions. Un joueur comme Gherardi a aussi besoin de temps de jeu pour s’exprimer à 100% et la présence d’Elogo aurait pu être intéressante dans ce schéma là. On opte donc plutôt pour la reconduite de ce système pour les deux prochains matchs, pas forcément avec les mêmes joueurs en revanche.

The Bad

Les Herbiers la tête ailleurs ?

Si la deuxième période de l’équipe vendéenne a été plus satisfaisante, le finaliste de la coupe de France n’a globalement pas montré grand chose au Stade des Alpes. Après 45 minutes de jeu, on n’était pas loin de penser que c’est ce qu’on avait vu de moins bon au stade des Alpes cette saison. C’est simple, le VHF n’a quasiment fait que des mauvais choix. Le but grenoblois résulte d’une erreur et les visiteurs n’ont, en retour, jamais su profiter des flottements isérois. Une prestation au final très décevante, mais ce n’est pas Grenoble qui s’en plaindra.

Un GF38 encore convalescent

Grenoble a gagné mais n’a pas pour autant complètement rassuré. Le résultat final et la joie qu’il a procuré ne doit pas faire oublier toutes les approximations techniques, tout le déchet dans le jeu, tous les mauvais choix offensifs (Chergui a été nettement moins à son avantage que lors de ses derniers matchs) et toutes les mauvaises relances qui auraient pu coûter cher. En un mot, de la fébrilité. Compréhensible vu l’importance de faire un résultat, vu les dernières prestations et la calamiteuse défaite à Chambly. Mais qui pourrait s’avérer pénalisante lors des deux prochains matchs. Le premier objectif de rempli (a minima les barrages d’accession), les Grenoblois doivent se « lâcher » davantage, ne pas jouer la peur au ventre.

The Queen : le mental était là

Les Grenoblois ont retrouvé leur grinta. La décevante prestation à Chambly n’est pas oubliée mais on peut pencher sur la thèse de l’accident. Le mental reste la grande force de ce groupe, qui l’a démontré en de multiples reprises au cours des dernières années. Quand on voit la hargne de Selim Bengriba ou de Steven Pinto Borges, on ne peut pas douter de l’envie d’aller chercher cette montée en L2.
Avant la réception face aux Herbiers, le staff a tout fait pour placer les joueurs devant leurs responsabilités, avec notamment la diffusion d’une vidéo en avant-match avec témoignages de proches et de supporters et images de la montée en National.
On notera au passage, et le choix n’est pas anodin, que les recrues hivernales n’ont pas été convoquées pour le match. Le 11 de départ avait également une couleur très CFA (à l’exception de Benet et de Chergui, ce dernier étant toutefois un des plus « grenoblois » de l’effectif).
On a parlé des lacunes techniques (encore trop nombreuses!). Sur l’envie, les joueurs ont en revanche été irréprochables. Et le public l’a bien compris en leur réservant un superbe accueil post-match et en ne ménageant pas ses encouragements tout au long de la partie.
Des guerriers, des joueurs qui mouillent le maillot, qui se donnent à 100% pour leurs couleurs. C’est ce que les Grenoblois ont été, ceux qu’on veut qu’ils soient.
On peut toujours s’agacer, regretter, la petite passe manquée, le contrôle trop long, le cadre pourtant grand ouvert qui se dérobe… Mais on les pardonne à des joueurs qui ne trichent pas. Il reste deux matchs, peut-être quatre. Messieurs, s’il vous plaît, gardez cette état d’esprit là.

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